Automne,
Que l'on entonne,
Brusquement,
Et qui sonne,
A l'orée,
Qu'on te nomme,
Parsemés d'herbes,
En poudre d'étoiles,
S'évaporant en rafale,
Sans mal. ca racole.
Automne,
Que l'on nomme,
D'un brin d'auréoles,
Sur des feuilles qui s'envolent,
Par un air qu'on chantonne,
Tonne, tonne,
En hécatombe,
Elles survolent l'horizon,
Dans un son orageux,
Par un air malicieux.
Un peu ténébreux,
Mon coeur est en feu.
Automne en bleu,
Reconnu de Dieu,
Et moi, j'en veux,
Aux autres envieux,
Désireux d'un été joyeux,
A perte de vie,
Oubliant la calomnie.
Automne,
Je te veux,
Pour éffacer ces indésireux,
M'empêchant d'aller mieux,
En me traînant dans les sentiers boueux.
Automne,
Je fais le voeu,
De ne jamais être eux,
Qui me casse en deux.
Automne,
Emmène-moi,
Vers celui,
Qui me reconnaîtra.
Dans la forêt,
Il boira,
La sève entre mes bras.
Automne,
Je suis à toi,
A travers les lois,
Aucune saison,
Ne vit sans toi.
Automne,
Par qui le rouge demeure,
Filament d'une traînée sans peur,
Voltigeant et qui demeure,
Dans mon coeur pleins d'ardeurs.
Automne,
Je te connais,
A travers les âges,
Me donnant,
Parfois la rage,
Mais cela m'apaise,
D'entendre le dernier sifflement,
Estival et si lent.
Automne,
Je te dis bonjour,
A vie,
Je veux que tu sois ainsi,
L'effluve miroitant d'un cri,
Un son qui dans la nuit,
Me redonne vie et oubli.
Automne,
Je te remercie,
Car chaque moment,
Ressemble à un oui,
Un bonheur qu'on n'oublie.
Une odeur qui me lie,
A celui qui me redonne,
Cette envie de te dire,
Automne,
Je suis en vie,
Et je sais qui je suis.